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29/02/2016

2016 : Le troisième Saint-Quentin-en-Yvelines

Sièges CASQY.jpg

Graphique circulaire de la répartitions des sièges du CASQY que j'ai réalisé pour Le Complément

Le Complément No8 est sorti ! Voici l'article de une que j'ai écris et que je vous retranscris en version non auto-censuré (il fallait bien que ça rentre dans le journal).

Au 1er janvier 2016, St Quentin en Yvelines écrira un nouveau chapitre du livre qui raconte son histoire à droite. Un chapitre charnier qui définira une vie à douze villes, puisque cinq communes font leur entrée.

Des nouveaux et des revenants

En 1972, elles ont fait partie des villes fondatrices de la communauté d’agglomération, mais l’ont quitté en 1983 et font leur retours désormais : Plaisir, qui en partant avait cédé la Revanche et la Clef St Pierre à Elancourt, voulait échapper à une urbanisation massive qui aurait fait monter sa population à 80 000 habitants. Si elle a réussi à ne pas atteindre la moitié de ce chiffre, la municipalité a pourtant choisi la déshumanisation de son espace, avec sa zone commerciale gigantesque et ses autoroutes urbaines empêchant piétons et cyclistes de parcourir la ville en toute sécurité.
A Coignières, les élus et les habitants ne voulaient pas que leur ville rejoigne la CASQY. Henri Pailleux, le maire démissionna en laissant sa place à Jean Pierre Sevestre. Maurepas, quand à elle, en fût contrainte (sans être formellement contre) par la politique d’intercommunalité des Yvelines.

Villepreux et Les Clayes-sous-Bois était membres la Communauté de Communes de l’Ouest-Parisien avec Plaisir est ont suivi avec enthousiasme la fusion la CCOP avec St-Quentin.

Des intérêts et des attentes

S’ils attendent tous de l’intercommunalité une responsabilité économique dans la gestion financière face à la baisse des dotations de l’état, ainsi que de la synergie et de la complémentarité entre les villes et la communauté d’agglomération, chacun y trouve ses intérêts propres.
Villepreux y voit un accès au transports du Grand-Paris, l’occasion de s’intégrer la participation aux évènements internationaux (Ryder Cup, JO…) et un moyen de protéger le « cadre privilégié » des villepreusiens en améliorant la qualité de services et en confortant les atouts culturels. Les Clayes-sous-Bois s’enthousiasme sur la mutualisation des moyens pour les transports, l’emploi, le logements, l’éducation et tout autres services. Pour Plaisir c’est une occasion rêvée de concrétiser son projet de piscine olympique et de création d’une médiathèque , ainsi que la construction d’un grand gymnase.

Saint-Quentin en Yvelines a échappé au pire

La loi NOTRe impose aux communautés d’agglomération d’atteindre 200 000 habitants. Le préfet d’Île de France, Jean Daubigny, voulut imposer une intercommunalité de 800 000 habitants composées de la CASQY, de l’Ouest-Parisien (CCOP), de Versailles Grand-Parc, du Plateau de Saclay (CAPS) et d’Europ’Essonne (CAEE) ainsi que 17 autres villes environnantes. Un fusion que les communes ont refusé à l’unanimité par vote de leur conseil municipal. A Saint-Quentin en Yvelines, deux idées sont alors mis sur la table : CASQY-CAPS pour les socialistes et CASQY-CCOP-Maurepas-Coignières pour Les Républicains. La CAPS ne voulait et ne veux toujours pas de la CASQY. La majorité quentinoise étant à droite, les villes concernées (hormis Coignières) étant d’accord, la proposition de l’ex-UMP fût retenue.

Des problématiques à régler

L’entrée de nouvelles communes soulève plusieurs problématiques. Face à la baisse des budgets, comment sera assuré la mutualisation des équipements et des services culturels (médiathèques) et de l’emploi (Mission Locale) ? Quand sera défini le PLUi à douze communes, alors que celui à sept n’est pas validé et que les réunions de concertation sont en cours ? Comment sera géré l’entre deux Plans ? Quelle sera le budget 2016 et comment se fera la gestion financière alors que le budget 2015 fût une catastrophe ? Autant de questions que de solutions à apporter rapidement et efficacement. 81 995 nouveaux habitants nous regardent…

Une communauté qui n'a plus rien de solidaire

C'est sans surprise que Michel Laugier, maire de Montigny le Bretonneux, a été réélu président de SQY. Mais pour la première fois, aucun élu de gauche ne possède de siège communautaire executif. En effet, toutes les vices-présidences ont été confié à des élus de droite. Il s'agit selon la loi, de nomination soumis au suffrage de l'ensemble des élus communautaires siégeant. Or, nos confrère du Parisien ont publié la veille de la séance d’installation, la liste des élus nommé à ces postes et sans prendre la peine d'utiliser le conditionnel. La droite s'autorise donc à diriger douze villes dont quatre où elle n'a jamais fait la majorité des voix !

Tristan Péribois

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